POLE INSTITUTE
Institut Interculturel dans la Région des Grands Lacs
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Emission "Echos de Goma et d'ailleurs... fissures"
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08/06/2009

Echos de Goma et d'ailleurs /Fissures : une émission radio comme instrument du dialogue citoyen

Depuis décembre 2004 Pole Institute produit et diffuse chaque semaine une émission radio : Echos de Goma/fissures qui entre-temps est reprise à travers tout l'est de la RDC par des radios partenaires. L'émission est en alternance en Français et en Swahili. Elle se veut une plateforme du dialogue citoyen qui pour une fois n'a pas lieu dans des salles de conférence et au sein de la " société civile " structurée en organisations non gouvernementales. Onesphore Sematumba, Prosper Hamuli Birali et Primo Pascal Rudahigwa qui animent l'émission ont décidé de jouer le jeu et de traiter les populations, jeunes et vieux, hommes et femmes confondus, en citoyens responsables. Au lieu de chercher des porte-parole des populations, ils ont décidé de leur donner la parole directement dans un cadre transparent avec des règles de jeu démocratiques. Pour cela il faut que tous acceptent le fait qu'on peut " être d'accord de ne pas être d'accord ", qu'ils osent interpeller l'autorité sans pour autant la diffamer ou l'agresser. Pour cela il faut aussi que les interpellés, responsables économiques ou politiques, parlementaires ou décideurs en général, acceptent de répondre aux questions des citoyens. Et finalement il faut une ouverture et une marge de manœuvre médiatique qui permette aux journalistes et aux citoyens d'exercer leur droit à la pensée critique et à la libre expression sans se voir menacés et brimés.

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20/05/2009

THE BANALISATION OF CRIME IN EASTERN CONGO : A new Pole Institute report

Pole Institute is today publishing its third report specifically concerned with the problem of remembering and dealing with the past in the DR Congo in a context of continuing conflict. The first, titled « The duty to remember, a collective responsibility for the future»1, was published in 2004 and dealt with the Gatumba massacre; the second, « The challenge of memory in North Kivu», in 2008. The guiding thread of this work is that recognising and naming those who have died is a duty for us all, especially when the victims were killed in circumstances which should not have existed. But while the first two reports contained reflections and testimonies, this third report takes a new approach.

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19/05/2009

VIENT DE PARAITRE : Est de la RDC: le crime banalisé (Regards Croisés n° 23)

Dans le contexte de guerre à l'est de la RDC, les victimes de la violence quotidienne ordinaire, qui sont fauchées par les balles " des hommes en uniforme non autrement identifiés " ne bénéficient pas de la même médiatisation que les victimes des crimes de guerre et des exactions commises par les nombreux groupes armés qui rivalisent d'atrocités contre les populations civiles. Dans ce nouveau numéro de Regards Croisés, les victimes ont été recensées, les circonstances de leur mort établies autant que cela pouvait se faire, les familles des victimes ont témoigné de la vie des leurs mais aussi de leur désarroi face à une justice qui patauge et un système exécutif et policier impuissant, immobile ou complice.
Ce travail n'est ni un réquisitoire ni un mémorial. Il se veut plus une interpellation, un appel à un sursaut d'humanité et de dignité pour les survivants qui, dans un Etat qui tarde à porter ses responsabilités, se doivent de se poser la vraie question : " Jusqu'à quand serons-nous immolés sans que ceux qui sont censés nous protéger lèvent le petit doigt ? "

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14/05/2009

Sens, enjeux et horizon du débat sur Pole Institute

Si l'on se situe du simple point de vue des analyses qui circulent actuellement, deux positions s'affrontent actuellement concernant l'Institut Interculturel dans la Région des Grands Lacs, communément appelé Pole Institut, une structure de recherche installée à Goma, à l'Est de notre pays. La première position est celle de ceux qui accusent Pole Institute d'être un « think tank » au service des forces extérieures qui cherchent à démanteler le Congo et qui se servent des Congolais pour inoculer dans l'imaginaire de la nation des idées pernicieuses de division. J'imagine que cette position est fondée sur une logique de soupçon que certains compatriotes ont à l'égard de toute personne, de toute institution, de tout discours et de toute parole sensibles à ce que le Rwanda présente comme perspective dans ses relations avec notre pays depuis l'époque de l'AFDL et de sa conquête de Kinshasa. Sous toutes ses formes, ce soupçon a tendance à devenir certitude et vérité dès qu'il y a des signaux, même minimes et invérifiables, concernant des Congolais qui pensent à contre-courant du discours officiel de diabolisation du Rwanda et de sa politique. Comme les analyses de Pole Institute s'inscrivent dans un sillon qui ne se conforme pas au cadre de la parole dominante et de ses préjugés et présupposés, la tentation est grande de déceler derrière ces analyses la main invisible des ennemis du Congo. Tous les Congolais qui partagent la ligne du refus du discours établi sur le grand complot mondial contre notre pays et sur le projet de démantèlement de notre territoire au profit du Rwanda sont vite taxés de traîtres, de membres d'une nocive cinquième colonne à démasquer le plus vite possible. Le débat lancé par le Potentiel obéit à cette exigence dont Pole Institute paie les frais.

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08/05/2009

Droit de réponse au journal Le Potentiel: " Pole Institute au service de la balkanisation de la RDC "

Nous venons de prendre connaissance de l'article du journal Le Potentiel paru en version électronique le vendredi 8 mai 2009 et repris sur le portail Africatime.com dont le titre complet est : " Après plusieurs " plans " : Pole Institute au service de la balkanisation de la RDC ". Pareille accusation, dénouée de toute relation avec la vérité, ne devrait susciter que mépris envers son auteur, qui n'a même pas le courage de signer son navet. Cependant, la responsabilité de notre Institut et sa respectabilité reconnues par tous ceux qui n'ont pas la mauvaise foi comme seconde nature nous poussent à y réserver ce droit de réponse.

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06/05/2009

Kiwanja : dis-moi ton nom, insécurité

Dimanche, 5 avril 09 : meurtre de Jimmy à Itangaza pendant la nuit ; lundi, 6 avril 09 : pillage des véhicules de l'ONG RESCUE à Nyahanga par des hommes en armes, identifiés par les populations comme des présumés FARDC ; les portes de 3 boutiques sont cassées en plein centre de Kiwanja. Mardi, 7 avril 09 : une femme a été violée à Kahunga, en présence de son mari, ce dernier a été copieusement tabassé ; le même jour, un jeune homme blessé par balle à Muzito et Déo, de Kachemu, a été blessé par balle par des militaires qui voulaient voler son téléphone ; il est interné à Rutshuru. Mercredi, 8 avril 09 : pillage de 14 maisons à Kinyandonyi pendant la nuit.

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06/05/2009

BUNAGANA : Nouveau départ suite à l'embellie sécuritaire

A la frontière entre la RDC et l'Ouganda, à Bunagana, ce vendredi, 10 avril 2009, n'est pas un jour de marché. Et pourtant le mouvement de traversée du poste douanier récemment ré ouvert ne s'arrête pas. Des fillettes, âgées d'à peine 8 - 10 ans, portant sur le dos de petits colis de farine de blé de 10kg, reviennent de l'Ouganda. Elles sont arrêtées par la brigade de parking qui les libère moyennant le payement d'une modeste amende transactionnelle. En quelle monnaie ? Sur une ardoise fixée à la porte du bureau des recettes on peut lire : " Taux de change du 10 avril 2009 : 828,2264FC = 1$us ". Mais ce n'est pas ce pauvre écriteau qui puisse empêcher les habitants de fixer leurs prix en shillings ougandais dès lors que tous les produits manufacturés viennent de là. Dans l'autre sens, ce sont des femmes qui veulent faire traverser chacune un petit colis de 10kg de café porté sur la tête. Elles passent par le même manège. Visiblement, les activités quotidiennes de survie ont repris à Bunagana comme à quelques kilomètres de là, à Tchengerero, où c'est le jour du marché local. Vendeurs et clients s'affairent sur une aire plantée d'une pelouse verte. Un peu plus loin, c'est un salon de coiffure en plein air qui ne désemplit pas.

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20/04/2009

KITCHANGA, UNE PAIX PRECAIRE

Selon les habitants de cette immense bourgade située à cheval entre les territoires de Masisi et de Rutshuru, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Goma, la fusion des groupes armés a exacerbé l'insécurité et aucune instance ne semble disposer de la légitimité nécessaire qui lui permettrait d'identifier et de sanctionner les coupables. Et en dépit des appels officiels et des acquis des dernières évolutions politiques en date - cessation des hostilités, négociations et accords de Goma-Ihusi, etc.- plusieurs combattants Maï Maï, PARECO (Patriotes Résistants Congolais, milice Hutu congolaise, réputée proche des FDLR rwandaises), " Autodéfense Populaire " et quelques éléments du CNDP continuent à bouder leur intégration au sein des FARDC et préfèrent se fondre au sein de la population avec leurs armes.

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20/04/2009

CONFUSION ADMINISTRATIVE DANS LE TERRITOIRE DE NYIRAGONGO

Depuis la fin des opérations conjointes en février 09, trois pouvoirs distincts se partagent ce Territoire exigu. Selon la population locale, le Nord du Territoire est dirigé par Léon Sibomana pour le compte du CNDP, le Sud est administré par Bokele Joyi affecté par décret présidentiel et le Parc national des Virunga, dont le bois sert à un riche trafic de charbon, reste sous contrôle des FDLR commandées par un certain Munezero. Le CNDP, désormais parti politique de facto, en attendant son agrément inéluctable selon les nouveaux accords de Goma du mois de mars 2009, étend son imperium sur les groupements septentrionaux de Kibumba, Buhumba et une moitié de Kibati ; le " Gouvernement " gère, quant à lui, les groupements proches de la ville de Goma : Munigi, Buvira, Rusayu, Muja et l'autre partie de Kibati. Quant aux FDLR, ils se répartissent le commandement dans le Parc national : le lieutenant Take occupe la partie Muja-Rusayo, le lieutenant Muzo est basé du coté Kibati et tous font rapport au commandant Munezero se trouvant vers Kibumba.

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14/04/2009

Assèchement des liquidités, hausse des prix des produits alimentaires et Ressources naturelles en crises : le Nord-Kivu dans l'œil du cyclone.

Les Congolais vivent, début 2009, une crise économique aux dimensions multiples dont les effets sociaux et politiques s'annoncent sous de mauvais augures. Hausse des prix, chute de la production nationale, désorganisation du système financier - l'horizon de survie quotidien en RDC s'est brusquement assombri. La chute de la monnaie nationale, la fermeture de beaucoup de comptoirs miniers et la non-réalisation prévisible des planifications de croissance et de budget pour 2009 sont autant de dimensions visibles d'une crise qui peut encore aller beaucoup plus loin. La crise globale, d'abord énergétique et alimentaire, puis financière et enfin économique, y a joué certainement un rôle, tout autant que les problèmes spécifiques congolais: insécurité prolongée dans certaines régions agricoles parmi les plus productives, incertitude judiciaire freinant les investissements miniers et autres, persistance de la " loi de la jungle " dans beaucoup de transactions commerciales.

Lors d'un atelier de travail le 20 janvier 2009, Pole Institute a amorcé des réflexions autour des multiples dimensions de la crise locale que vivent les populations du Nord-Kivu - crise alimentaire, crise financière, crise énergétique, enfin crise minière.

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13/03/2009

Goma : un 8 mars de détente dans les dures réalités du Nord-Kivu

C'est désormais une tradition : le 8 mars de chaque année, les femmes du Nord-Kivu, à l'instar de leurs ''consoeurs'' à travers le monde, sont en fête. La marche, les chansons et les danses de cette année, loin d'exprimer de grands idéaux ou de vulgariser des engagements supérieurs, constituaient plutôt un témoignage. En effet, la vie reprend petit à petit ses droits après une année 2008 ponctuée par de violents affrontements armés. Ce 8 mars 2009, les organisations féminines ont tout fait pour limiter les débordements constatés lors des manifestations antérieures. En effet, les femmes avaient pris l'habitude de fêter leur journée par des scènes de beuveries dans les bistrots qui se terminaient, pour certaines d'entre elles, dans les maisons de tolérance. Interrogée par l'émission ''Echos de Goma et d'ailleurs … Fissures'' de Pole Institute, Mme Binombe déclare : " Nous avons tout fait pour faire comprendre aux femmes que leur journée n'est pas dédiée au renversement de l'ordre social établi. Pour cela, cette journée doit être celle de la dignité de la femme, surtout en public. "

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03/02/2009

EST DE LA RDC : INTÉGRATION DES TROUPES ET INVALIDATION DES DÉPUTÉS PROCHES DU CNDP

Pole Institute, le 3 février 2009

Le contexte politico-militaire à l'Est de la RDC continue à évoluer de façon spectaculaire. En même temps que se déploient les troupes rwandaises et congolaises dans les sanctuaires des FDLR des Territoires de Rutshuru et de Masisi, la reconquête par le gouvernement congolais des pouvoirs et des espaces naguère contrôlés par la rébellion du CNDP a atteint la vitesse de croisière. Sur le plan militaire, le système d'intégration accélérée a permis de recevoir un échantillon des rebelles dans les rangs de l'armée nationale dans une cérémonie riche en symboles. Sur le plan politique, les députés provinciaux du Nord Kivu, par une procédure d'ivalidation tout aussi "accélérée", viennent de chasser de leur Assemblée 2 de leurs collègues, coupables d'avoir rejoint... le CNDP. Les militaires seraient-ils plus tolérants que les politiques?

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27/01/2009

UN NOUVEL ORDRE POLITIQUE POUR L'EST DE LA RDC?

Pole Institute, Goma, 26/01/2009

" Fin de la guerre " du CNDP, entrée de l'armée rwandaise en RDC, arrestation de Laurent Nkunda. L'Est de la République Démocratique du Congo vient de vivre une " semaine folle " qui a bouleversé les équilibres politiques et militaires. Les populations sont partagées entre l'espoir et la peur: Espoir de voir la guerre entre groupes armés du Nord-Kivu enfin toucher à sa fin, peur devant le déploiement impressionnant d'armées nouvelles et des séquelles possibles de l'"opération conjointe" rwando-congolaise contre les milices FDLR. En l'absence de repères sûres pour analyser ce qui se passe pour le moment, voici néanmoins quelques pistes pour décrire et comprendre les enjeux de la recomposition en cours et les questionnements qui se posent pour ceux qui la vivent.

The CNDP rebels declare the "end of hostilities", Rwanda's army enters the DRC, Laurent Nkunda is arrested: Eastern Congo has experienced a "mad week" which has overturned the political and military balance. The population is torn between hope and fear: Hope of an end to the war between North Kivu's armed groups; fear in face of impressive new military deployments and the possible consequences of the Rwandan-Congolese "joint operation" against the FDLR militia. While analytical certainty is difficult at this time, it is nevertheless possible to begin to describe and understand the ongoing recompositionand the questions it raises for the people concerned.

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22/01/2009

Journée de Réflexion : Le crime banalisé, un déni de mémoire ?

Le 21 janvier 2009 Pole Institute a réuni à Goma en RDC 60 participants venus de l'est et de l'ouest de la RDC et de 6 autres pays dont le Burundi, le Rwanda et le Cameroun pour présenter son étude sur les assassinats dans les villes de l'est de la RDC et réfléchir ensemble sur la banalisation de la violence afin d'aider à briser les murs du silence. Au niveau de la RDC étaient représentés l'Assemblée provinciale, l'administration territoriale, l'ANR, la police, des mairies, les média, les juristes, les organisations de défense des droits de la personne. Des familles et proches de victimes de Goma, Beni, Bukavu et Bunia ont apporté leurs témoignages. L'association " Voix des sans Voix " a présentée une vue d'ensemble sur la situation en RDC. Pole Institute a mis en commun un résumé de son étude sur les assassinats dans 5 villes de l'est de la RDC, à savoir Goma, Bukavu, Bunia, Beni et Butembo. Des expériences du Burundi et du Rwanda ont été présentées et discutées.

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