03/02/2012
GOMA
: ARRESTATION SANGLANTE D'UN DEPUTE NATIONAL
Combien
de morts y a- t-il eu le matin du jeudi 2 février 2012
dans l'enceinte de la résidence du député
Dieudonné- Jacques Mithondeke? Quatre, deux du côté
des gardes de Mithondeke et deux militaires de l'armée,
selon le Général Mayala, Commandant de la 8ème
Région militaire, qui a supervisé l'arrestation
du député. Six, corrigent les voisins qui affirment
avoir vu les corps de deux policiers de la Police Nationale Congolaise
(PNC) et de deux militaires des Forces armées de la République
démocratique du Congo (FARDC) avant que ne soient découverts
ceux des deux gardes de Mithondeke. Au- delà du bilan,
qui risque du reste de s'alourdir au vu du nombre des blessés
graves dans les rangs de la PNC et de FARDC, les habitants du
quartier Katindo-RVA de Goma ne sont pas près d'oublier
une journée qui leur a rappelé les pires épisodes
des dernières guerres de l'Est.
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13/01/2012
RESURGENCE
DES BANDES ARMEES AU NORD-KIVU
La fin de
l'année 2011 et le début de l'année 2012
n'ont pas été roses pour certains habitants du Nord-Kivu
qui ont passé les fêtes de Noël et du Nouvel
an dans la détresse, certains en pleurant les leurs et
d'autres en déplacement forcé. Dans la réunion
de l'évaluation sécuritaire au Nord-Kivu organisée
à Goma en ce début du mois de janvier 2012 par les
acteurs de la Société civile, des enlèvements
et des tueries ont été déplorés sur
toute l'étendue de la province à cause de l'activisme
des groupes armés tant nationaux qu'étrangers et
l'inefficacité de l'armée et de la police alors
que 13 régiments militaires restructurés et formés
avaient été déployés sur l'ensemble
de la province en 2011. Cette insécurité a été
décriée d'une manière particulière
dans le territoire de Walikale où elle tend à se
transformer en conflits interethniques a déclaré
M. Thomas d'Aquin Mwiti, coordonnateur de la Société
civile du Nord-Kivu.
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16/12/2011
Village, ville, cité ? Difficile de déterminer
le statut de Sake, cette agglomération- carrefour qui ouvre sur
les routes de Goma (Est) de Kitshanga- Mweso (Nord-Est), Masisi
Centre –Walikale (Nord-Ouest) , Kirotshe- Minova-Bukavu (Sud).
Cette position stratégique a placé Sake dans la ligne de mire
de différents protagonistes aux récentes guerres qui ont endeuillé
l’est de la RDC et plus particulièrement celle entre le Gouvernement
de la RDC et la rébellion du CNDP conduite par Laurent Nkunda
entre 2004 et 2008. En effet, le contrôle de ce « verrou »
a été âprement disputé entre des rebelles du CNDP basés au sommet
des nombreuses montagnes qui surplombent la bourgade et forces
gouvernementales qui, avec l’appui des troupes et des hélicoptères
de la mission onusienne MONUC (aujourd’hui devenue MONUSCO), essayaient
de protéger une place qui ouvrait littéralement sur un macadam
vers la capitale provinciale Goma dont elle n’est séparée
que par 27 kilomètres.
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07/12/2011
Goma :
vivement ces résultats présidentiels, et que la lutte reprenne !
Le 5 décembre 11, une petite équipe de Pole Institute
s’est rendue à Kibumba, une localité du petit territoire de Nyiragongo,
au nord de la ville de Goma. Les habitants de ce territoire minuscule,
le plus petit de la RDC, font face à des défis énormes. Coincé
entre l’immense Parc national des Virunga au nord et à l’ouest,
la frontière rwandaise à l’est et la ville de Goma au sud, ce territoire se réduit
à une seule Chefferie, celle de Bukumu. Ici, les gens vivent encore
des souvenirs de la belle époque, quand leur Chefferie s’étendait
jusqu’aux bords du lac Kivu et que la résidence de leur Chef se
situait dans le cœur de ce qui est devenu la ville de Goma, cette
ville insatiable qui, depuis lors, a entrepris de repousser du
jour au lendemain la Chefferie vers le volcan éponyme, le Nyiragongo.
Ce dernier rythme la vie des 70 000 habitants (estimation donnée
localement par un agent) de ce territoire qu’il alimente en terres
fertiles au prix de terribles éruptions dont la plus récente,
celle de 2002, a également détruit une bonne partie de la ville
de Goma. Le feu qu’il continue à entretenir dans ses entrailles
prive les habitants de surface de toute nappe phréatique.
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01/12/2011
Les
Gomatraciens à l'avant-garde de la démocratie ?
A cinq jours
de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle
du 28 novembre 2011 passée, l'attention des Gomatraciens
- les habitants de Goma, à l'est de la RDC- à l'instar
de celle de tous les Congolais, est focalisée sur les trois
candidats qui, selon les listes provisoires affichées dans
les centres de dépouillement, sortent du lot. Ici, comme
un peu partout ailleurs, on ne nomme pas ces candidats, on les
désigne par leurs numéros d'ordre sur les listes
de la CENI (Commission électorale nationale indépendante)
3, 5 et 11. Cette codification des présidentiables cache
mal l'appréhension grandissante perceptible à l'approche
de la proclamation des résultats. Qui du Président
sortant, Joseph Kabila Kabange (nº 3), de Vital Kamerhe -Lwa-
Kanyinginyi Nkingi (nº 5) ou d'Etienne Tshisekedi Wa Mulumba
(nº 11), sera le prochain locataire du Palais de la Nation
? Je laisse l'exercice de la divination aux surdoués, et
je m'en remets à la toute-puissante CENI, qui dispose de
l'exclusivité de proclamer les résultats provisoires.
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30/11/2011
Goma
: voter, à tout prix !
Depuis le
mois d'août 2011, j'ai effectué une petite ronde
dans certains territoires de la province du Nord Kivu, en vue
de prendre le pouls de l'engagement des Congolais d'ici dans le
processus électoral qui s'engageait dans sa phase décisive,
avec notamment le dépôt des candidatures à
la députation nationale et à la présidentielle.
A l'époque, c'est-à-dire il y a quelques jours,
mes interlocuteurs pouvaient se regrouper en deux catégories
: celle des " dépités " de 2006 et celle
des " correcteurs " de 2011. Les
dépités de 2006 clamaient haut et fort, tel le Corbeau
de Jean de La Fontaine, qu'on ne les y reprendrait plus. Pour
eux, les élections de 2006, les premières "
démocratiques, transparentes, crédibles, etc. "
avaient été une énorme arnaque et une incroyable
imposture. Les Congolais ont cru avoir mandaté leur pouvoir
à des représentants qui, à leur tour, leur
devaient des comptes ; ils se sont retrouvés abandonnés
à leur triste vie quotidienne faite de luttes interminables
pour la survie alors que les heureux élus se la coulaient
douce dans les hémicycles. " On les a élus
pour cinq ans, et on ne les a plus revus depuis, même pendant
les périodes les plus difficiles d'insécurité
", affirme ainsi un habitant de Kibumba. " Et puis,
qu'ont-ils fait de concret pour le pays ? Ils n'ont fait que s'enrichir
eux-mêmes ", renchérit un autre. Bref, cette
catégorie de citoyens avaient tiré un trait sur
ces élections qui n'avaient même pas débouché
sur un début de démocratisation de la vie publique
et, dans un mouvement de colère, ils marmonnaient qu'ils
n'iraient plus jamais voter si, disaient-ils, c'était pour
aller légitimer des pratiques qui dataient de la dictature
mobutienne.
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24/11/2011
République
Démocratique du Congo : Aux urnes, Citoyens !
Pour la deuxième
fois en cinq ans, les Congolaises et les Congolais sont appelés
aux urnes, pour renouveler leurs institutions politiques. En cette
fin d'année 2011, toutes les attentions sont focalisées
sur un processus électoral qui, contre vents et marées,
s'est mis en route depuis que la Commission nationale électorale
indépendante (CENI) a pris le relais de la Commission électorale
indépendante (CEI) qui avait piloté le processus
ayant organisé les scrutins de 2006. Cette fois encore,
le processus électoral congolais flirte avec la démesure,
au point que jusqu'à quelques jours de la tenue de l'élection
présidentielle couplée avec les législatives
nationales, une certaine opinion se demandait encore s'il ne valait
pas mieux reporter les échéances pour une préparation
idoine. Près de 19 000 Congolaises et Congolais sont ainsi
candidats à la députation nationale pour 500 postes
à pourvoir, avec un engouement extraordinaire dans la ville
de Kinshasa où l'électeur aura le privilège
de voter à l'aide du plus volumineux bulletin de l'Histoire,
soit un syllabus de 56 pages sur format A3 ! Pole Institute a
suivi avec intérêt ce processus et a produit des
analyses que nous vous proposons dans ce numéro de Regards
Croisés.
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07/11/2011
DRC
: THE MINERAL CURSE
At
the foot of Mount Mitumba and the Virunga volcano chain, Lueshe,
a site near Bwito in Rusthuru territory, is at the heart of a
battled waged by the Germans, the Russians and the Austrians through
the intermediary of the Congolese. On 9March 1982 , the government
of Zaire at the time signed a convention with the German company
GFE (Gesellschaft für Elektrometallurgie), founding SOMIKIVU
(Société Minière du Kivu) with exclusive
rights to the Lueshe mine . Under this convention, the Zaire government
held a 20% share, GFE 68.68%, COFIMINES 3.08%, SOBAKI 3.08%, Shieldalloy
Corporation 1.32%, SOMIKUBI Zaire 0.05%, and SOMINKI 3.82%. According
to the Mining Ministry in Kinshasa, the Lueshe niobium mine has
one of the largest deposits of pyrochlore in the world, with reserves
estimated at 33 million tonnes, and a production capacity of 808,700
tonnes of niobium per annum. Niobium was mined at Lueshe up until
July 1993, when the war in North-Kivu between the Banyarwanda
and the Hunde, which started in Ntoto in Walikale territory, reached
Bwito in Rutshuru territory . SOMIKIVU was forced to stop mining
and the mine's majority shareholder, the German company GFE, withdrew
from Lueshe . The mine was declared pillaged and the German government
partially compensated GFE for its losses . "On the basis
of a federal investment guarantee for seven GfE loans to Somikivu,
GfE received compensation of 7 million Euros for the civil war-related
loss of its creditor rights, and in return it ceded its creditor
rights to the Federal government", the German government
subsequently explained .
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