![]() |
POLE INSTITUTE
Institut Interculturel dans la Région des Grands Lacs Pour une société digne dans laquelle évoluent des hommes libres |
|
|
|
Echos
de Goma et d'ailleurs
actualité analysée à partir de la base |
| JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME : UN JOUR DANS UNE VIE ORDINAIRE OU UN JOUR POUR UNE VIE NOUVELLE ? | Quelle
suite au second tour du scrutin électoral à l'Est de la
RD Congo ?
C'est peut-être trop tôt de se poser cette question quelques jours à peine après le vote au second tour. Mais, quand on sait qu'après plus de 40 ans d'infantilisation du peuple congolais il lui est brusquement demandé de faire preuve d'une maturité exemplaire, il devient intéressant de voir un peu comment ces électeurs autodidactes vivent la série d'élections censée les sortir d'une longue transition vers quelque chose aux contours imprécis pour eux. 1. Le fardeau des élections ! Autant, en décembre
2005, les futurs électeurs, porteurs de leurs cartes pour citoyens
perçues comme la preuve de leur nationalité, se sont précipités
sur l'opération d'enrôlement essentiellement pour entrer,
enfin, en possession d'une carte d'identité, les détenteurs
de la carte d'électeur se sont rués sur les premières
élections présidentielles, en juillet 2006, pour désigner
le porteur de leurs soucis. C'est pour cela que la déception a
été à la mesure de ''l'engouement'' rapporté
par tous les média et observateurs quand cet enthousiasme n'accoucha
pas de l'homme providentiel. Une seule question fait alors le tour du
pays : c'est quoi un deuxième tour ? Une institution citoyenne,
la Commission Electorale Indépendante, a la charge de la réponse
dans ses attributions. Elle anime des stands en ville, lance des spots
à la télévision malgré la carence énergétique
chronique au pays et finance des partenaires dont elle ne se donne même
pas la peine de constater les défaillances ! Le second tour des
élections arrive comme une date sur un calendrier. C'était
écrit ! Certains malins électeurs ont tiré la leçon
du premier tour : aucun signe ne distingue celui qui a voté de
celui qui ne l'a pas fait. Comme on peut circuler librement sans se faire
arrêter comme autrefois pour défaut de tampon électoral,
c'est donc possible de s'abstenir de faire de longs trajets périlleux
pour n'aller accomplir son devoir civique qu'au lieu où on s'est
fait enrôler ou de perdre une journée de travail au champ
pour traverser
quelques collines afin de voter ! D'ailleurs, si voter c'était
participer à un processus, on discuterait de programmes politiques
et de projets de société ! On s'informerait sur le meilleur
profil !! Or, les partis politiques mobilisent sur des bases alimentaires.
Les candidats indépendants font vibrer la fibre sentimentale. Les
média semblent s'asseoir sur la déontologie journalistique.
Il est pourtant question de doter le pays d'un cadre de solution aux multiples
problèmes sous lesquels croulent les populations ! Qui en a 2. Mettre en place de nouvelles institutions ! Pour faire parler les textes à travers des structures, il faut une culture politique qui est encore à construire ici. La loi électorale a beau fixer des conditions pour que les institutions à mettre en place reçoivent des hommes capables de les animer dans le sens prévu par la constitution, les résultats des urnes, surtout aux provinciales, risquent de faire penser au vote par loyauté envers sa communauté ethnique plus qu'à la construction de la Nation. Si tel est le cas, le système qui a asservi le peuple congolais aura démontré sa capacité à se régénérer. Les auditeurs de l'émission ''Echos de Goma et d'ailleurs Fissures'', produite par Pole Institute, le savent, eux qui ne cessent de demander que de fortes actions de conscientisation à la citoyenneté responsable s'adressent surtout aux dirigeants car ce sont eux qui causent le plus de tort au pays. La mise en uvre des dispositions constitutionnelles fixant les compétences exclusives des provinces (art 204) et mettant à leur disposition des moyens (art 171 et 175) dépend non seulement de la qualité des élus mais aussi du degré de mobilisation et d'implication des citoyens dans le processus de démocratisation du pays. Ce qui est plus facile à dire qu'à faire parce que, depuis longtemps, la redevabilité n'est ni dans les murs ni dans les pratiques politiques du pays. Et comme pour confirmer ceci, une grande lassitude s'empare des populations qui commencent à manifester des signes de désintérêt surtout que, des mois durant, les autorités ont préféré plutôt s'absenter pour cause d'organisation des élections, si pas de campagne électorale, au lieu d'accorder une attention soutenue aux problèmes du pays. Dans ces conditions, que dire alors des élections à venir ? 3. Des élections urbaines, municipales et locales sans enjeux véritablement mobilisateurs ! Bien sûr, les gens affichent leur fierté d'avoir été consultés !! Mais, en même temps, ils citent ou arborent les cadeaux, pas tout à fait non empoisonnés, reçus de divers candidats. L'homme de Jomba qui nous a certifié " connaître désormais ceux qui sont là et comment ils y sont arrivés " espère sans doute que les élus sauront se montrer redevables envers leurs électeurs ! Pour la suite, n'oublions surtout pas de noter que le processus électoral a jusqu'ici été porté à bout de bras par la communauté internationale qui, avec la possibilité de mise en place d'institutions dont la scène internationale a besoin pour traiter avec la RDC, vient d'obtenir ce qu'elle cherchait pour se désengager d'une position qui devenait chaque jour plus intenable. Le défi posé aux élus actuels est donc de mener eux-mêmes le processus à son terme. Le président aura le pays entre ses mains et le gouverneur, la province, au moins dans l'imaginaire collectif !! Dans le passé, ces deux instances avaient des pouvoirs exorbitants qui fondent tout le prestige attaché à ces postes aujourd'hui. Tant qu'il était question de conquérir ces positions, l'argent coulait à flot pendant la campagne électorale pour le compte de ceux qui avaient pu prouver ainsi qu'ils avaient amassé des fortunes en exerçant leurs responsabilités. Tant pis si les avantages ont été réduits et des garde fous prévus par la constitution ! Pour l'instant, très peu de citoyens le savent. Nombreux sont donc ceux qui ont la conscience tranquille pour le devoir accompli à au moins un tour du scrutin et qui risquent de ne pas se déplacer pour élire des dirigeants à ''mettre sous les ordres'' du gouverneur de la province. Comme le disait l'un des candidats non gagnants aux élections provinciales qui, avant même la proclamation officielle des résultats, se targuait d'avoir été parmi les cinq premiers (il n'y a que 3 places pour la circonscription électorale de la ville de Goma) : " Si les deux derniers jours de la dernière campagne électorale vous avez pu assister à des caravanes motorisées, c'est la toute dernière fois. Aux municipales, vous ne verrez personne dans la rue. "
|
| LA CONFERENCE DE GOMA ET LA QUESTION DE LA PRESENCE DES FDLR AU SUD ET NORD-KIVU : ETAT DES LIEUX. | |
| A BUKAVU, les dégâts d'un séisme mettent l'Etat congolais face à son laxisme | |
| NORD KIVU : LE PIRE EST-IL ENCORE A VENIR ? | |
| Conférence
sur la Paix, la Sécurité et le Développement aux Kivus
: contrastes et constantes des discours |
|
| La Conférence de la dernière chance? Et après? | |
| Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu | |
| Nord Kivu : la Constitution à l'épreuve de la Rue ? | |
| Crise à Goma : peut-on sortir de la logique du saupoudrage ? | |
| Déplacés de l'Est de la RDC : leadership ou manipulation ? | |
| La troisième guerre du Congo? La RDC un an après les élections. | |
| Nord- Kivu : le triomphe de la politique du pire ? | |
| Nord Kivu : le pire est-il encore à venir ? | |
| République
démocratique du Congo : fin de la RECREATION ou début de la RE- CREATION d'un Etat ? |
|
|
Mise au point
de Pole Institute, après la parution d'un article dans le quotidien Le Potentiel |
|
|
RULES
FOR SALE: Formal and informal cross-border trade in Eastern DRC Ressources naturelles et flux du commerce transfrontalier dans la region des grands lacs |
|
| La re-création d'un Etat sous tutelle ? Qu'en est-il du rôle de la Communauté Internationale? | |
| RDC : la sécurité dans les Kivus: une question cruciale qui dépasse les débats du jour | |
| Construire la sécurité au Nord Kivu : vers davantage d'engagements ! | |
| Une table ronde intercommunautaire provinciale convoquée à Kinshasa | |
| Laurent
Nkunda dénonce le non respect des accords de Kigali, La Rtnc / Goma sous pression |
|
| Bras de fer entre le ministère de l'intérieur et l'assemblée provinciale du Nord Kivu | |
| Insécurité au Nord Kivu : marche des étudiants de Goma | |
| La sécurité, base du développement durable au Nord Kivu : quelles stratégies mettre en place ? . | |
| Contre l'insécurité pour plus de sécurité au Nord-Kivu et en RDC. | |
| Insécurité au Nord Kivu : entre fausses certitudes et vrais défis | |
| Nord
Kivu : Entre négociations politiques et mixage des armées. |
|
| La guerre du Nord Kivu: entre faucons et colombes ? | |
| La Monuc offre la localité de Sake aux brigades brassées des FARDC | |
| Sake éternue, Goma s'enrhume | |
| Regain d'insécurité à Goma, et ailleurs | |
| R.D.C.
: la décentralisation en danger ? |
|
| Troubles
à Kinshasa, violences policières à Goma. |
|
| Quelle suite au second tour du scrutin électoral à l'Est de la RD Congo ? | |
| Election des députés provinciaux au Nord -Kivu | |
|
Envoyer
vos commentaires au webmaster |