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QUI
SOMMES-NOUS?
Membres
de Pole Institute
Membre du Chemchem
Staff
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QUI
SOMMES-NOUS?
PRESENTATION
DE L'INSTITUT
HISTORIQUE
DE L'INSTITUT
L'idée de créer un Institut Interculturel pour la
paix dans la Région des Grands Lacs est née d'un groupe
de vingt deux personnes originaires du Kivu (République Démocratique
du Congo) réunies à Bonn en mars 1997. A cette époque
leur pays est en pleine guerre dont l'évolution suscite d'importantes
controverses. La rencontre de Bonn connaît la participation
des Kivutiens venus directement de leur région et d'autres
vivant à Kinshasa pour certains (encore sous le contrôle
du pouvoir dictatorial du Maréchal Mobutu) ou en Occident
pour d'autres. Les régions du Kivu et du Haut- Zaïre
(dont Kisangani) sont alors entre les mains de la rébellion.
Les participants sont unanimes sur le constat qu'ils font concernant
la faiblesse de la société civile dans l'analyse politique
de son environnement.
Par conséquent, elle subit les évènements importants
qui marquent la vie de la population sans pouvoir ni les prévenir
ni e infléchir les effets. Les membres de la société
civile deviennent de simples spectateurs de ce qui se déroule
chez eux. Ils sont plongés dans une situation d'attentisme
et sont obligés d'attendre une hypothétique paix,
qui se fait sans eux, pour reprendre les activités auxquelles
ils étaient habitués. Mais pire encore, marqués
par cette faiblesse, certains membres de la société
civile ne trouvent leur salut que derrière les hommes politiques
plus avisés mais dont les actes véreux sont en contradiction
avec les intérêts de la population.
A la suite de cette première rencontre de Bonn, d'autres
consultations ont été organisées à Goma,
à Bukavu et à Kinshasa afin d'approfondir la réflexion
sur la meilleure manière pour la société civile
de développer des stratégies d'intervention et sur
les différentes attentes vis-à-vis de l'Institut Interculturel.
C'est à partir de ces échanges qu'a été
élaboré petit à petit le premier plan d'action.
NOTRE IDENTITE
" POLE
" (prononcez " po-lé ") a été
le nom choisi pour porter le sens et l'essence de l'Institut dès
sa création. En effet, POLE est un mot swahili, l'une des
quatre langues nationales de la République démocratique
du Congo, commune à sa partie orientale dont font partie
les provinces du Kivu. Il est utilisé pour consoler une personne
qui a été éprouvée ou affligée.
Toutefois, ce mot contient aussi un sens dynamique visant à
fournir de l'énergie à la personne éprouvée
afin qu'elle sorte vite de sa peine et qu'elle améliore sa
situation. La traduction la plus simpliste de ce mot pourrait être
"désolé" et " tu y arriveras".
Dans son organisation, POLE ne fonctionne ni comme le font les ONG
locales ni à la manière des Instituts d'enseignement
confinés dans de grands bâtiments et délivrant
des diplômes. C'est plutôt un carrefour de réflexion
et d'échanges dans une Région où depuis la
nuit des temps, se sont brassés des peuples autour des richesses
que leur offrait une nature généreuse dans le but
de stimuler le développement des valeurs positives communes
à ces peuples.
Son logo est un oeuf dans lequel germent ces valeurs dont la sortie
au grand jour doit se réaliser petit à petit. A l'intérieur
de l'uf se croisent deux regards au- dessus de la nature des
Grands Lacs (lac et volcans) , don commun qui doit offrir ses fruits
à chacun des habitants.
DEFIS
Tout en exposant
ce discours plein d'optimisme, l'Institut est conscient de la difficulté
d'ancrer son travail dans un espace, les grands lacs africains et
l'est du Congo en particulier, où habitent des peuples qui
ont souffert de plusieurs années de déchirement profond.
Des frustrations de toutes sortes sont vécues par des gens
qui ne trouvent pas d'exutoire pour toutes les flétrissures
qu'ils portent péniblement en eux.
POLE a l'ambition d'offrir un cadre de libre expression à
ces personnes, un lieu pour un débat contradictoire à
partir des analyses et des recherches faites avec des individus
intéressés ou d'autres institutions. Ce lieu devrait
permettre le dépassement du seul ghetto ethnique dans lequel
s'engouffrent désormais les gens et qui sert de levier facile
de mobilisation politique pour une classe politique manipulatrice.
Cet isolement à l'intérieur du carcan ethnique offre
certes une relative sécurité psychologique dans un
contexte où aucune autre structure ne protège l'individu
contre les violences multiformes auxquelles il est confronté
au quotidien mais il a comme conséquence l'ignorance de la
qualité de l'autre et le refus de l'écouter et conduit
à l'exclusion. POLE est convaincu que les différences
culturelles ou ethniques sont source d'enrichissement mutuel, que
dans la société il existe une complémentarité
et qu'il faut négocier en permanence en se basant sur les
intérêts des uns et des autres.
POLE ne nie pas l'existence des conflits, mais ces conflits, étant
également source d'énergie, doivent être saisis
comme opportunités pour dégager des énergies
pour une nouvelle façon de vivre, tout en refusant le potentiel
destructeur qui leur est inhérent. Afin de pouvoir gérer
un conflit quand il éclate, il faut avoir travaillé
dans le sens de sa prévention en étant capable de
le cerner dans ses sources et son évolution. C'est pourquoi
POLE refuse de s'inscrire dans la logique fataliste du fait accompli
et des domaines tabous dans laquelle se sont laissées enfermer
plusieurs institutions intervenant dans la Région des Grands
Lacs.
UTOPIE CREATRICE
L'utopie créatrice de notre Institut est, depuis sa création,
que " dans la région des Grands lacs africains évoluent
des sociétés plus dignes et non exclusives dans lesquelles
agissent des personnes et des peuples libres. "
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